La parenthèse de l’horloge sans aiguille,

c’est quand les marins rentrent au port et lâchent prise.

C’est au pied du mur qu’on voit l’escargot.

Tu sors de chez toi, t’es lent. Tu pivotes...


les lundis de 18h à 22h ...

à la Chapelle,

36 rue Casanova, à Toulouse

L’esthétique de la résistance
lundi 28 octobre (18h)

Lundi 28 octobre, La Chapelle réouvre véritablement ses portes...

  • Dès 18h, ouverture du lieu avec la distribution de l’AMAP
  • Dès 10h, ouverture de la salle et du bar !
  • A 20h, lecture musicale !

L’esthétique de la résistance de Peter Weiss

Lecture sur un décor musical · entrée libre · durée : 1h · Pas de réservation possible, il faut arriver tôt pour choisir votre place au plus près de la scène !

Pour un lecteur militant tendu vers l’espoir d’un autre monde, la découverte d’un texte majeur peut devenir un événement et se faire dans un enthousiasme qui appelle le partage. Ça a été le cas pour nous avec le maître livre de Peter Weiss (1916-1982), L’Esthétique de la résistance.

Pour découvrir l’une des œuvres essentielles et des plus méconnues du XXè siècle, quoi de mieux que de l’entendre ? D’une force inouïe, la langue de Weiss s’amplifie encore par la voix. La rage contenue, la révolte, l’hommage à celles et ceux qui ont résisté, l’amer constat de la déroute des idéaux, tout ceci s’actualisera dans la profération et résonnera dans notre présent.

Cette lecture à La Chapelle fait partie d’un cycle de lecture au long cours : 21 épisodes d’une heure, dans 9 lieux toulousains, de septembre 2019 à juin 2020
par la Cie Catapulte · Traducteur : Éliane Kaufholtz-Messmer · Avec Isabelle Audiot, Gilles Flachenberg · Son : Gerard Frykman

En co-production avec le Goethe-Institut Toulouse.

A La Chapelle, le lundi 28 octobre, ce sera l’épisode IV :

Réfugié provisoirement en Tchécoslovaquie en attendant ses papiers pour le voyage vers l’Espagne en lutte, le narrateur poursuit l’examen de ce qu’a été sa jeune vie jusqu’à ce point de rupture avec son pays, sa culture et sa langue.

Le hasard, grand initiateur des rencontres et des éblouissements de la pensée, lui fait découvrir en même temps chez un libraire Le Château de Kafka et une reproduction du Combat de Carnaval et de Carême de Brueghel. Le voici lancé dans une époustouflante étude comparative des deux oeuvres. Dans l’ambiance sinistre de 1937, son interprétation se fait davantage politique que celle qui a cours dans les histoires de l’art et de la littérature. L’inaccessibilité des gens du château et la condition
serve de l’arpenteur ne sont pas selon lui que des manifestations d’une transcendance
abstraite ; la chute dans la bestialité des paysans de Brueghel est semblable au renoncement et à l’acceptation du pire par les peuples européens à ce moment de l’Histoire, une façon de diluer la perte de son humanité dans le recours à la violence.