De l’occupation de l’Archevêché où nous apprenons que ...
- Chapitre 14 -

Chapitre 14 - DE L’OCCUPATION DE L’ARCHEVECHE OÙ NOUS APPRENONS QUE ...


Le 13 décembre 2006 le chargé de communication de l’archevêché déclarait à une étudiante en école de journalisme qui l’interroge sur la situation de ce lieu : « Ce problème ne nous concerne plus. Ce lieu nous venons d’en faire don à Habitat et Humanisme ».
Le lendemain, après notre visite à TO7, nous nous rendons à l’Archevêché bien décidés à éclaircir la situation. Cela fait déjà des semaines que nous tentons, sans succès, d’obtenir un rendez-vous et comme d’habitude personne ne peut nous recevoir. Après que nous les ayons informés que nous ne quitterions pas leurs locaux sans avoir obtenu de réponses à nos questions, c’est M. Navarro, secrétaire de l’association diocésaine, qui accepte de nous recevoir après qu’il se soit entretenu quelques minutes avec Monseigneur Le Gall.
La Chapelle a-t-elle été vendue ? Donnée ? Et quand ? Si l’entretien est très cordial, l’homme reste assez évasif sur nombre de ces points...
Il nous déclare que l’association diocésaine est toujours propriétaire mais qu’un sous-seing privé a été signé avec Habitat et Humanisme.
Un camarade lui rappelle qu’un propriétaire se doit de prévenir ses locataires en cas de projet de vente et que ces derniers sont considérés comme acquéreurs prioritaires. En tant qu’acquéreur potentiel, il lui demande donc de lui communiquer le montant de la transaction. M. Navarro nous dira juste que ce prix est 5 à 6 fois inférieur à celui du marché. (Si nul ne peut se soustraire à la pression économique, se dissoudrait-elle dans l’eau bénite... ?)
Pourquoi ne nous ont-ils pas informés de ce projet de vente ? « Lorsque Mgr Collini vous a laissé dans ce lieu, nous n’avons pas compris ».

C’est vrai qu’à l’époque (1993) Mgr Collini, autorité spirituelle, se montre bienveillant à notre égard. Il désire mais ne peut nous accorder un bail conformément à la clause morale dont il est dépositaire et qui nous écrit-il interdit à l’Eglise d’aliéner ce bien ni par don ni par vente ni par location (cf. lettre de Mgr Collini du 03/09/93). Par contre, et au même moment, l’association diocésaine, elle, dont M. Navarro était déjà le secrétaire, nous assignait au tribunal et demandait notre expulsion. Dans l’Eglise, comme on respecte l’autorité, on applique. Mais voilà, aujourd’hui Mgr Collini n’est plus là et l’association diocésaine (de l’aveu de son secrétaire) a besoin d’argent.

« Pourquoi avez-vous choisi Habitat et Humanisme pour cette promesse de vente ? »
M. Navarro dit avoir pris cette option au regard de leurs bonnes références et à la condition qu’ils s’engagent à venir nous rencontrer pour nous présenter le projet !
Afin de l’éclairer sur la situation et sur nos relations avec H.H, nous lui présentons les différents articles de presse qui retranscrivent les discours guerriers de M. D’Agrain. Sa réponse se résumera à « je ne fais pas confiance à ce qu’écrivent les journalistes ».
S’ils ont choisi H.H, c’est pour leur travail social, ce qui permet à l’archevêché de s’asseoir (sic) sur la clause morale sans trop d’états d’âme. Quant à nous, il pense que nous n’avons sans doute pas les moyens de nous aligner sur l’offre ! Lorsque nous lui disons que, depuis 14 ans, nous avons vécu dans une relation somme toute cordiale, il nous explique que lui-même a continué à assurer le lieu, mais que la situation ne pouvait pas durer en l’état.
Nous nous quittons avec la seule promesse d’avoir une rencontre avec Mgr Le Gall. A ce jour, nous attendons encore !
Au détour d’une rue, proche de l’Archevêché, nous croisons une vieille connaissance, le petit amateur de petits dessins aux grands desseins.

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