Petit repas entre "amis" ?
- Chapitre 16 -

Chapitre 16 - PETIT REPAS ENTRE « AMIS » ?

Cette rencontre a lieu le 04 janvier 2007 avec 4 membres de notre association.

Les tapas :
Avant toute chose, cet homme affable tient à nous assurer sur les intentions totalement pacifiques de sa structure : « Il n’est pas dans nos pratiques d’expulser qui que ce soit. Ce projet ne se fera pas contre vous, il se fera avec vous ou ne se fera pas. » Ce qui ressort du discours de M. Bourgès, c’est que si H et H Midi-Pyrénées semble s’éloigner des principes fondateurs de la structure, c’est qu’ils sont avant tout naïfs, impulsifs (en ce qui concerne M. D’Agrain et son discours dans la presse), maladroits et ne sachant trop comment s’en sortir (en ce qui concerne M. Crosnier et ses petits dessins). En tout état de cause, « Il convient d’arrêter les dégâts. Ce que semble négliger Messieurs D’Agrain et Crosnier, c’est que le déficit d’image à un prix ». A ce sujet, il nous demande de cesser toute polémique médiatique et nous dit qu’il a d’ores et déjà pris un rendez-vous téléphonique avec un journaliste de la Dépêche pour « rectifier le tir ». Il nous engage à lui laisser l’initiative de communiquer à la presse le résultat de cette entrevue.

A notre camarade qui lui fait remarquer que, pour des naïfs, ils ont le bras bien long (cf. la célérité de l’attribution du CU), il nous explique que nous les surestimons, qu’il ne s’agit probablement que de simples services inhérents aux bonnes relations qu’entretiennent des gens qui ont eu à traiter, de par leur fonction, d’affaires personnelles.
A la question de la vente ou du sous-seing privé, il tient à être précis : « Il n’y a, à ce jour, aucun sous-seing privé entre l’Archevêché de Toulouse et la Foncière (seule cette structure est habilitée à acquérir des biens pour le compte d’Habitat et Humanisme). J’ai donné des instructions afin qu’aucune transaction ne soit signée avant que j’en sois personnellement informé au préalable. » Nous posons clairement la question de savoir qui ment : « Vous ou l’Archevêché de Toulouse ? » (cf. l’épisode 13)
« Il se peut, nous dit-il, qu’il existe un papier signé entre M. D’Agrain et l’archevêché, celui-ci n’étant pas validé par la Foncière n’a, par conséquent, aucune valeur juridique. »

L’eau de boudin aux pommes :
M. Bourgès a une bonne nouvelle. Il a personnellement signifié à Habitat et Humanisme Toulouse qu’il est hors de question que la structure nationale cautionne la construction des 200 m² de bureaux inclus dans ce projet de maisons-relais de l’antenne locale.
« Avec Bernard (Devert) nous partageons à trois le même bureau, il est exclu que nous utilisions l’argent des dons et subventions pour financer la structure. »
En conséquence de cette bonne nouvelle, le bâtiment devenant plus modeste, il n’est plus obligatoirement nécessaire de raser la Chapelle. Quant à la raccourcir (proposition précédente) il convient que ce n’est pas réaliste. Que les architectes travaillent. Dès lors, il nous invite à discuter les conditions d’une cohabitation.
Ce que semble ignorer M. Bourgès et que nous lui exposons, c’est la lutte des gens du quartier sur la préservation du jardin et l’imbroglio autour du POS et du PLU. (cf. épisode 10)

La crème renversée :
« Si la chose est avérée, nous dit t-il, c’est-à-dire si Habitat et Humanisme Midi Pyrénées nous a caché l’inconstructibilité actuelle du jardin et la lutte du comité de quartier réduite à néant par cette obtention suspecte du C.U. alors, nous nous retirerons. Je peux d’ores et déjà vous dire (parce qu’il est hors de question que nous nous heurtions à la volonté d’un quartier) que nous allons renoncer à ce projet ».

C’est sur ces paroles que nous nous séparons, après avoir réglé l’addition de ce banquier sympathique.

P.S. : Le journal de 13 heures de TF1 diffusait le lendemain un reportage sur les mérites d’Habitat et Humanisme dans sa lutte contre la crise du logement et l’exclusion, via le concept des maisons-relais.

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