La parenthèse de l’horloge sans aiguille,

c’est quand les marins rentrent au port et lâchent prise.

C’est au pied du mur qu’on voit l’escargot.

Tu sors de chez toi, t’es lent. Tu pivotes...


les lundis de 18h à 22h ...

à la Chapelle,

36 rue Casanova, à Toulouse

Discussion publique contre la guerre

Le vendredi 22 avril, à partir de 19h, le KiosK à la Chapelle accueillera :

Discussion publique contre la guerre

En temps de guerre, les machines de propagande militaire se mettent à tourner à plein régime ; afin d’échanger des idées sur la situation liée à la guerre en Ukraine, nous proposons une discussion publique au kiosk, 36 rue Danielle Casanova, le vendredi 22 avril à 19h.

La guerre, les bombes, les viols, la faim, l’exil forcé, et encore d’autres abominations. L’invasion de la Russie sur l’Ukraine est dégueulasse, reflet d’une politique expansionniste, avide de pouvoir et de richesse. La guerre ne peut être autre chose qu’une véritable boucherie, et ce sont toujours les mêmes qui trinquent. D’un côté, la répression féroce envers les mouvements contre la guerre en Russie et les conséquences des sanctions économiques qui amèneront toujours plus de pauvreté. De l’autre côté, des milliers de morts en Ukraine, des villes bombardées en permanence, des citoyens qui s’érigent en défense territoriale, organisant check-point et répression de ceux qui refusent la conscription, de celles et ceux qui volent dans les magasins pour éviter de crever la dalle.

La guerre exacerbe les relents patriotiques et la fierté d’un sentiment européen alors que ces mêmes démocraties qui aujourd’hui défendent la paix sont celles qui entretiennent les guerres aux quatre coins du monde. Pour tout cela, nous n’avons pas envie de brandir le drapeau Ukrainien, de vanter les mérites de son président, ou encore de nous solidariser des armées nationales ukrainiennes. Nous voulons au contraire affirmer une position antimilitariste, anticapitaliste, et internationaliste.

Les Etats se créent et se maintiennent grâce à des logiques territoriales, par l’imposition d’une identité nationale, de frontières, du commerce et des négociations. Faire la guerre à ses voisins pour défendre son bout de gras, faire la guerre à ses ennemis pour montrer sa puissance, exploiter ses habitant.e.s et toutes les ressources possibles à des fins capitalistes quitte à rendre les gens malades et pourrir tous les coins de la terre. Déjà ici on nous prépare à la crise économique à venir, au renouveau du nucléaire et de l’industrie minière.

Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres ! L’entreprise Thalès, par exemple, semble avoir fait un chiffre d’affaire impressionnant cette année, comme l’explique une salariée en grève. Celle-ci se plaint, sans une once de cynisme, de ne pas avoir vu son salaire augmenter. Et n’oublions pas toutes les autres qui se remplissent les poches sur le sang des gens : Airbus, Herakles-Safran, ou encore Dassault...

A Toulouse, le complexe militaro-industriel est l’une des principale source de richesse de la ville. Ainsi, chaque entreprise (ou presque), qui produit dans le militaire, produit aussi dans le civil, pour se faire une meilleure image, pour rentabiliser les profits, ou pour accélérer les recherches. En gros, une entreprise qui produit des airbags pour « sauver des vies » peut aussi être la même qui produit des explosifs.
L’État Français fait son business sur la guerre actuelle. Il a vendu ses armes jusqu’en 2020 à la Russie et remporte le pactole en les vendant actuellement en « soutien » à l’Ukraine.

Refuser la guerre et s’y opposer semble pour nous la seule solution possible pour enrayer la machine de mort. Saboter leur propagande guerrière qui se déroule au nom de la « démocratie », rendre visible que la guerre est présente partout autour de nous.

Ainsi nous voulons affirmer que la guerre est un outil et une conséquence du système capitaliste lui-même ; par ailleurs il nous apparait important de débattre à propos de la situation particulière qui se déroule actuellement en Ukraine, et de réfléchir à la manière dont la guerre se construit et se prépare ici, à Toulouse, ville à la pointe de la technologie militaire.