Fête de soutien au Satiricon
Mai 1995

En 1995, la Chapelle a organisé 2 soirées de concerts en soutien au Satiricon, nouveau journal satirique toulousain, attaqué en diffamation par Mr Dominique BAUDIS ? alors Maire de Toulouse.

Rapide historique de 1995 à 2006

Mai 1995, un petit groupe d’amis se réunit autour de Pierre Samson, dessinateur politique déjà bien connu. En juin se profilent les élections municipales et Baudis repeint déjà son fauteuil pour un nouveau mandat. Les autres candidats ne mouftent pas, la presse locale cire les pompes à qui mieux mieux, l’apathie est générale !

Pierre et ses amis décident de lancer un journal pour déconner, un seul numéro pour mettre un peu d’ambiance dans ces élections « monocipales ».

C’est un journal satirique, c’est un journal toulousain, con ! Ce sera Satiricon. Une petite pensée pour Nougaro et ça devient Lou journal des mémés qui aiment la castagne.

Les idées pleuvent autour du vieux Macintosh, plus loufoques les unes que les autres, les dessins et éclats de rires remplissent la petite pièce reconvertie en bureau de presse.

Panique à bord, une journée radieuse et une nuit blanche plus tard, le Canard Enchaîné toulousain est en kiosque.


Pan sur le bec !

À peine sorti que sa majesté Dominique Baudis nous assigne en procès. On ne s’attendait pas à cela. Encore moins à la peine annoncée en première instance : six mois de prison avec sursis pour Pierre et 80 000 Francs de dommages et intérêts.

Question intérêt, il fut bien tout d’un coup relevé, tant dans les chaumières que dans les associations, les partis politiques... et surtout la presse qui n’aime pas ce genre de piétinement de plates-bandes, Libération, Le Monde, Le Canard, les radios... tout le monde fait écho de ce jugement, semble-t-il disproportionné par rapport à la faute et à la petitesse de la feuille de chou.

Après l’appel en justice, la peine sera revue à la baisse, « seulement » 40000 Francs de dommages et intérêts. Remboursés par deux jours de concert à la Chapelle organisés par une immense solidarité autour des gens qui la squattaient. Merci encore à eux tous.

Subséquemment

L’équipe s’est sentie devoir sortir un deuxième numéro en remerciement pour cet incroyable soutien, mais a décidé de se passer de son agent commercial, D. Baudis, décidément trop cher.
Puis comme il n’y avait pas assez de place dans le numéro 2, il a fallu faire un numéro 3 et, 11 ans après, on s’apprête à passer au numéro 40.
Satiricon a pris sa place dans la vie toulousaine, ses 5 ou 6000 acheteurs réguliers nous le font savoir quand nous avons du retard.