Débat "La propriété, c’est le vol ?"
Samedi 27 mars 2010

Le samedi 27 mars, à 15h30, l’Atelier Idéal accueillera l’inter-squats pour

« La propriété, c’est le vol ? »

Débat public autour de la propriété privée


L’Intersquat est un collectif regroupant les squats toulousains intéressés par une mise en réseau de leurs pratiques, démarches, activités, ...

Le terme propriété, du latin juridique proprietas « propriété, caractère propre, spécifique » et « droit de possession, chose possédée ».

La propriété est un droit qui s’exerce sur un bien meuble ou immeuble, corporel ou incorporel.

Elle se divise traditionnellement en trois droits réels : le fructus : le droit de recueillir les fruits du bien, l’usus : le droit de l’utiliser, l’abusus : le droit d’en disposer c’est-à-dire de le détruire en tout ou partie, de le modifier, ou de le céder à un autre.

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

« Tout homme possède une propriété sur sa propre personne. À cela personne n’a aucun Droit que lui-même. Le travail de son corps et l’ouvrage de ses mains, nous pouvons dire qu’ils lui appartiennent en propre. Tout ce qu’il tire de l’état où la nature l’avait mis, il y a mêlé son travail et ajouté quelque chose qui lui est propre, ce qui en fait par là même sa propriété. Comme elle a été tirée de la situation commune où la nature l’avait placé, elle a du fait de ce travail quelque chose qui exclut le Droit des autres hommes. En effet, ce travail étant la propriété indiscutable de celui qui l’a exécuté, nul autre que lui ne peut avoir de Droit sur ce qui lui est associé. » la propriété est une relation sociale, interindividuelle, qui ne peut être justifiée dans son principe ou son origine. Il n’y a alors pas de différence de nature entre la contrainte exercée par un « propriétaire » et celle exercée par un « voleur », seulement une différence de forme. Ce serait alors l’usage qui fait la propriété, et non la propriété qui permet d’user et d’abuser d’un bien, la propriété ; c’est le vol.