Café Savoirs
Droit au logement : la dictature de l’urgence ?
Vendredi 25 mai 2012

Le vendredi 25 mai 2012, l’Atelier Idéal accueille l’ultime soirée de la 4ème édition des « Cafés Savoirs » (qui se tiendra cette année du 21 au 25 mai 2012).

Cette manifestation est impulsée par l’Université Toulouse II Le Mirail en partenariat avec d’autres institutions telles que le CNRS ou l’Observatoire Midi-Pyrénées.

Une vingtaine de cafés sont prévus à Toulouse et dans la communauté urbaine. Les lieux peuvent être un café, une librairie, un théâtre, en bref un lieu public culturel ou de convivialité.

L’objectif reste inchangé : transmettre, à travers des cafés thématiques, la richesse et la diversité des savoirs et répondre à la demande de vulgarisation et de débats des citoyens. Le principe reste également le même que les années précédentes : l’intervenant(e) présente le sujet durant 15/20 minutes environ, puis ouvre le débat et répond aux questions de la salle.

En lien avec les initiatives menées à Toulouse par le CREA ou le GPS, l’Atelier Idéal a été sollicité pour ouvrir ses portes à un café savoirs sur le thème du logement

Le droit au logement : la dictature de l’urgence ?


A Toulouse comme à Bobigny, l’urgence du droit au logement est immense. On ne peut vivre dignement sans un toit. Cependant, le mal-logement se resitue dans une économie générale de la ville et de la société salariale. Exemple : que se passe t-il lorsque l’on paye 50% des ses revenus pour se loger quand on est au smic ? Le travail et l’habitat sont les deux faces d’une même pièce dans le mécanisme produisant la précarité. Comment les acteurs du droit au logement peuvent agir entre urgence sociale et transformation structurelle de long terme ? Ne faut-il pas repenser les fondements de ce droit et sa mise en œuvre ? Pour cette réflexion, nous partirons du vécu d’expériences des jeunes à Toulouse et de leur capacité d’agir.

Interview de l’intervenant : Guillaume SIX (LISST)

Pourquoi participer aux Cafés Savoirs ?

Et bien, c’est une belle initiative que de faire vivre la recherche « hors les murs » de l’université, à l’image de l’éducation populaire, en inscrivant le débat scientifique dans la Cité. Pour aller plus loin, le lien entre chercheurs et citoyens est vital pour la démocratie, armant ainsi la réflexion collective sur des sujets complexes : on gagne toujours à dynamiter les « tours d’ivoires » pour en faire des places publiques

Pourquoi le choix de ce sujet ?

A Toulouse comme à Bobigny, l’urgence du droit au logement est immense. On ne peut vivre dignement sans un toit. Cependant, le mal-logement se resitue dans une économie générale de la ville et de la société salariale. Exemple : que se passe t-il lorsque l’on paye 50% des ses revenus pour se loger quand on est au smic ?

Qu’attendez-vous de ces échanges ?

Avant tout, ce que je propose n’est pas tant d’apporter un « éclairage » auprès d’un public spectateur, mais de prendre le temps de faire « un pas de côté » sur cette question avec des acteurs conscients. Des lors, cet échange devient espace d’intelligence collective alimentant la réflexion individuelle de tous. Et notamment la mienne pour la suite de ma recherche.

Pour en savoir plus :

- Programmation complète des Cafés Savoirs du 21 au 25 mai 2012