Il n’est pas interdit de se défendre…
jeudi 17 janvier 2013


Il n’est pas interdit de se défendre…


Le Comité d’Autodéfense Juridique vous invite à écouter, discuter,
débattre, en présence de Christophe Soulié le jeudi 17 janvier à la
Chapelle à 20h.

« Comprendre la justice comme « un monde ni plus ni moins cruel que la
guerre ou le commerce », comme « un champ de bataille », en prendre la
mesure et l’analyser tel qu’il est, quoi de plus utile en ce temps de
réarmement pénal ? » Par cette phrase s’ouvre la seconde édition « De la
stratégie judiciaire » de Jacques Vergès. De la fin des années 70 à
aujourd’hui, si le réarmement pénal n’a pas cessé, par contre, la
réflexion stratégique sur la défense, elle, est plutôt faite de
discontinuités et de manques.

Pourtant de nombreuses expériences ont tenté de se placer sur le terrain
de la justice et du droit avec des objectifs et des pratiques fort
différents. On peut citer : le Secours Rouge fondé en 1922 (l’histoire
n’est pas récente), les boutiques du droit dans les années 1970, les
procès du FLN et la stratégie de J. Vergès qui théorisera le procès de
rupture, les innombrables comités de soutien et les comités Vérité
Justice.


Le Comité d’Autodéfense Juridique invite Christophe Soulié pour parler de
tout cela, mais aussi de la revue « Stratégie judiciaire » qui prendra le
relai du journal du CAP (Comité d’Action des Prisonniers) après sa
dissolution. « La défense libre, dit Jean Lapeyrie, c’est la nécessité à
laquelle est confronté tout justiciable qui se retrouve seul face à
l’ordre judiciaire dans une procédure. Face à un tribunal, l’alternative
n’existe pas. Le seul choix auquel les justiciables sont soumis est
d’accepter de perdre ou de vouloir gagner. La philosophie judiciaire est
simpliste, la combattre est simple. Par contre, et par ailleurs, les
champs de bataille où ce combat se livre sont multiples, changeants et
complexes. »
Parler de cette histoire pour remettre sur l’ouvrage les outils développés
à l’époque. Tenter de reprendre en main notre défense, remettre au goût du
jour une réflexion sur la stratégie judiciaire. Voilà le but de cette
rencontre, commencer (ou continuer) un trop vaste chantier pour être réglé
en une soirée.

Évènement organisé par le CAJ et l’Atelier Idéal dans le cadre des
"Baratins du jeudi"

des conférences-débats pour interroger le monde tel
qu’il ne nous va pas

UN BARATIN QUOI QU’EST-CE ?

Le concept est simple : bar avant, bar après, baratin au milieu…

UnE ou deux intervenantEs prennent la parole sur un sujet d’actualité.

Ilelles ont le temps de développer leur discours, d’approfondir les enjeux de la question qu’ilelles traitent, avant de laisser la parole pour une discussion à
bâtons rompus.

Un Baratin n’est donc pas un cours magistral unilatéral, mais un échange dont la seule ambition est d’interroger le monde tel qu’il ne va pas.

Entrée libre à partir de 19h30

Repas à prix libre pour prolonger la discussion

Plus d’informations :

- article de la revue COURANT ALTERNATIF

- Livre "Liberté sur Paroles de Christophe Soulié édité par Annalis / L’Envolée

Dessin tiré du blog "vue sur la prison" de Laurent Jacqua

A propos du CAJ

La police contrôle, pacifie, tue, la justice enferme. La répression n’est pas aveugle et encore moins anodine. Elle vise celles et ceux qui, malgré une position dans la société qui les voudrait pauvres et dociles, refusent ce sommeil et prennent part aux affrontements quotidiens contre la galère.

Le CAJ (Comité ou Caisse d’Autodéfense juridique) n’est pas un groupe politique. C’est un outil d’entraide, de solidarité établi sur des bases éminemment politiques. Ce qui a motivé sa création est d’en finir avec le cycle infernal de l’anti-répression (…).

Le CAJ s’oppose à la machine judiciaire au service de la classe dominante. Cet outil ne soutiendra donc aucun recours à la justice et n’aidera pas une défense qui consiste à s’innocenter aux dépens d’autres personnes.

Le CAJ se veut un espace de réflexions, qui n’a ni vocation à décider de la défense mise en place par une personne ou un groupe, ni à se substituer à des comités de soutien ou des entraides plus informelles déjà existantes. Nous voulons briser la résignation et la soumission produites par l’arsenal juridique et la violence policière, autrement dit tenter d’accroître notre capacité à être offensifs-ves. Le CAJ peut intervenir à toutes les étapes de la répression, en amont aussi bien qu’en prison (mandats, visites, diffusion d’infos…). Pour cela il se veut un outil s’inscrivant dans la durée pour mieux tenir son rôle et ses objectifs que l’on peut résumer en plusieurs points :

• Rompre l’isolement dans lequel la machine répressive nous enferme chaque fois que l’on y est confronté.

• Apporter une aide financière, une réflexion collective, des contacts d’avocats.

• Approfondir et diffuser nos connaissances de ce milieu hostile qu’est la justice afin d’être davantage préparé à l’affronter.

• Rendre possible la mise en place de type “groupe juridique” lors d’actions aussi diverses soient-elles.

• Sortir de l’angoisse générée par le flic, le juge, le maton…

L’enjeu est désormais de diffuser l’outil, afin que le maximum de personnes puisse se l’approprier, et de collecter régulièrement de l’argent afin de pouvoir affirmer des solidarités concrètes.

Pour alimenter la caisse, envoyez vos chèques à l’ordre de “Maria”, au CAJ c/o Canal Sud 14 rue Alfred Dumeril 31400 Toulouse.

Pour contacter le CAJ par mail : caj31 [at] riseup [.] net

Association l’Atelier Idéal

à la Chapelle

Lieu d’expérimentation sociale, politique et artistique

36 rue Danielle Casanova

31000 Toulouse

tel : 05 61 12 37 55