L’impossible procès
Mardi 30 avril (19h) et Mercredi 1er mai (15h) 2013

Le mardi 30 avril à 19h et le mercredi 1er mai à 15h, l’Atelier Idéal accueille l’impossible procès du nucléaire !

Tarifs : 12 / 6 €

Réservation fortement conseillée par téléphone au 06.61.97.83.28


Ce procès est exceptionnel !

Exceptionnel car il tente de déterminer les responsabilités trois ans après l’accident du Blayais survenu dans la nuit du mardi 3 Novembre 2015.

Un Boeing 747 de la compagnie Royal Air Maroc immatriculé EI-CSY, en provenance de Casablanca, vol AT 764, arrivée prévue à Paris Orly à 4h15, s’est écrasé sur la centrale nucléaire du Blayais, située sur la commune de Braut et Saint-Louis, dans le département de la Gironde. Il y avait à son bord 2 pilotes, personnels navigants techniques, - 4 hôtesses-stewarts, personnels navigants commerciaux -140 passagers dont 2 bébés ; il n’y a eu aucun survivant.


Sur scène, un tribunal. Le Président (Patrick Gay-Bellile) mène les débats. Il y a la procureure (Véronique Pilia), l’avocat (Jean-Louis Debard) et le prévenu (Bruno Boussagol). Une narratrice (Noémie Ladouce) intervient une dizaine de fois pour commenter le procès et apporter des informations complémentaires nécessaires à la bonne compréhension de l’histoire.

Le Président ouvre la séance : « Aujourd’hui, samedi 3 novembre 2018, nous jugeons, au nom du peuple français, l’Industrie électronucléaire française, représentée ici par monsieur le Très Haut Commissaire à l’Energie Nucléaire Civile, monsieur De Pressac François, Directeur Président du Très Haut Commissariat à l’Energie Nucléaire Civile, pour risque causé à autrui, non assistance à personne en danger, et homicide involontaire ».

Suivent 1h40 d’échanges argumentés (une dizaine de spécialistes se sont investis pour apporter des éléments scientifiques, romanesques et juridiques permettant d’étayer le texte rédigé par Jean-Louis Debard).

Après un entr’acte de 30mn, la séance reprend, mais dans la salle et avec des victimes, témoins et « experts » du nucléaire vivants dans la ville où a lieu le procès. C’est l’occasion de présenter les problématiques et/ou procès qui mobilisent les militants locaux. Les contributions recueillies durant la « tournée » seront publiées ultérieurement.

Ce procès est une tentative de mettre le théâtre au cœur du débat citoyen.

A propos de la Compagnie Brut de béton


Brut de béton production est une structure de réflexion, de proposition et de réalisation d’actes artistiques n’ignorant pas le malaise dans la civilisation.
Elle produit des spectacles et des évènements, des textes et des rencontres. Elle édite. Elle soutient. Elle contribue au lien social.

L’acte artistique est considéré sur le plan du droit et de la liberté d’expression, y compris des exclus, y compris des reclus.
Elle travaille avec des publics spécifiques, en particulier relevant de la structure psychotique, en et hors institution.
Les auteurs, les comédiens, les musiciens, les techniciens concernés par Brut de béton production éprouvent l’art contemporain dans ses enjeux sociaux, politiques et économiques. Ils sont pour la plupart engagés dans les luttes d’émancipation.
Brut de béton production considère que l’artiste est engagé dans son acte artistique. Pour autant son inscription dans le champ social ne peut se concrétiser sans le concours des pouvoirs publics qui garantissent pour le public l’accès aux œuvres dans les conditions les plus démocratiques. C’est pourquoi Brut de béton production a engagé le dialogue avec ceux-ci en co-écrivant Le Manifeste des Théâtres de l’Autre en 1998, en rédigeant La lettre ouverte à ceux qui croient que Jean Vilar est toujours vivant et qu’il vit en Avignon en 1999 et la chronique du théâtre ordinaire dans la revue Cassandre/Horschamp depuis l’automne 2004.
Brut de béton production travaille "la part maudite" que toute démocratie produit. À la fois obscure, angoissante, inconnue.

Le dossier pour la tournée est sur le site (textes, photos et dossier en pdf) :

http://leliencommun.org/journeesdetudes/2012/proces