Bon peuple portugais
vendredi 23 mai

Ce vendredi 23 mai, l’Atelier Idéal poursuit son PRINTEMPS DES RÉVOLUTIONS et son focus sur le Portugal, 40 ans après la révolution des oeillets du 25 avril 1974.


Projection exceptionnelle

LE film de la révolution des oeillets

"BON PEUPLE PORTUGAIS"

Rencontre avec son réalisateur RUI SIMOES

Bon peuple portugais de Rui Simões (1979, 120 min, VOSTFR)

“Bon peuple portugais est le deuxième long-métrage du réalisateur portugais Rui Simões. Vivant l’exil pour fuir la guerre coloniale, ce cinéaste formé en Belgique a réalisé deux films en réaction à la Révolution des œillets du 25 avril 1974, événement qui l’a fait revenir au Portugal. Le premier Dieu, Patrie, Autorité (1975) est un pamphlet didactique destiné au peuple portugais qui « devait savoir ». Bon peuple portugais (1979) lui, s’inscrit dans une démarche plus longue, plus douloureuse, plus expérimentale pour proposer un nouveau mode de lecture des événements révolutionnaires déjà avortés. Les deux appartiennent, en marge, à cette période du “Processus révolutionnaire en cours” (PREC) durant laquelle de nombreux cinéastes, amateurs ou professionnels, ont utilisé la caméra pour saisir l’action d’une société à même de choisir un nouveau destin”.

Rui Simões écrit en 1980 : “Dans Bon peuple portugais, il n’y a aucune règle. Bon peuple portugais a une autre articulation interne, moins cartésienne. Il n’a pas une construction préalable. C’est tout un ensemble en constante évolution avec différents tons. Il y a le ton de l’océan, des vagues de l’océan, de l’ondulation. Le film fonctionne par ondulations dans une structure non codifiée, d’une certaine façon expérimentale”.

Bon peuple portugais est décrit par Rui Simões lui-même comme le film de la révolution, parce qu’il s’intéresse à la période révolutionnaire, prise entre les deux dates historiquement cernées : 25 avril 1974 – 25 novembre 1975. Pourtant, et par le simple fait qu’il intègre des images dont la création n’a pas eu lieu entre ces dates, le film se décale, s’ouvre et se déploie littéralement comme par contamination et éblouissement, sur toute l’histoire alentour, que ce soit celle des faits, ou celle des perceptions. Bon peuple portugais est un film-révolution.’’
(Mickaël Robert-Gonçalves)

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