Les scènes de Music’Halle
12 au 14 mai 2004

Les scènes de Music’Halle

Mercredi 12 mai de 19h30 à 22h (entrée libre)

Torat et Moultaqa-Salam dirigés par Ali Aloui

Plutôt que de faire un ensemble traditionnel de musique marocaine, Ali ALAOUI a choisi de croiser tradition et modernité, musiques savantes et populaires, improvisées et codifiées par les traditions soufis, du Moyen-Orient et du Bassin Méditerranéen. C’est une démarche d’ouverture et de fusion des cultures sans tomber dans la World Music aseptisée.
Torat, c’est aussi une assise poly-rythmique à l’essence orientale et maghrébine, colorée par la présence d’instruments mélodiques.

Moultaqa est une autre grande formation créée par Ali Alaoui, ils présentent un mélange de polyrythmies héritées de la Dakka de Marrakech et des polyphonies vocales du monde orientales. La culture musicale à laquelle vous invite Moultaqa est faite d’essences mélangées. On y trouve de la nouba arabo-andalouse, des chants soufis ou issus des mariages traditionnelle kabyles.

Jeudi 13 mai de 19h30 à 22h (entrée libre)

Mambo Bidon le steel-band de Music’hall dirigés par Philippe Gal

Partout ou ils passent, ils envahissent l’espace de leurs rythmes puissants et endiablés, de leur mélodies envoûtantes, et la magie opère. Le bidon brut, martelé et accordé devient mélodique.

On dirait que les musiciens courbés dans leurs marmites, concoctent à ravir une musique de foire, de manége ou de cinéma muet.

Vendredi 14 mai de 19h30 à 22h (entrée libre)

Guitarkestra dirigés par Lone Kent invite Bog’Art et Mdee et le noyau percussif de la Torat

La recherche du son, une seule corde pincée, à l’unisson par 12 guitares électriques dont le réglage est identique, son clair, micro chevalet, sans effet aucun, et cette seule note déclenche, chez l’auditeur, une authentique expérience sonore. Puis lorsque, simultanément, guitaristes, par groupe de 4, jouent trois notes, l’accord obtenu dévoile toute sa pureté, sa sauvagerie.

Une trouvaille d’écriture. Les compositions de Lone Kent laissent une large place à l’improvisation. Grâce à un vocabulaire de signes mis en place avec l’orchestre, les mains du compositeur jouent d’un clavier de guitares à 24 mains, soit 120 doigts. Lone Kent a ainsi écrit pour un arc de cercle composé de 12 tabourets 12 amplis et 12 guitaristes. Au centre de l’arc, la basse électrique. Lone Kent, qui prouve ainsi son attachement à une forme de solitude surpeuplée, Chaque auditeur entendra quelque chose de différent, Certains les gros accords d’un groupe de rock, D’autres le minimalisme et la légèreté de Brian Eno ou Philip Glass, Et encore d’autres succomberont sous le charme de l’apparente complexité des superpositions rythmiques et sonores

Quand à Bog’Art et Mdee, ils dialogueront avec le Guitarkestra dans un live de beat électronique, de samples d’instruments acoustiques, de textures sonores, scratch et rythmes cassées.