Communiqué de presse
5 janvier 2007

Communiqué de presse

Toulouse, le 5 janvier 2007

Nous apprenons par la voix de M. Bourgès, responsable au niveau national d’Habitat & Humanisme, que l’association renonce aujourd’hui à son projet de Maison relais sur le site de la Chapelle.

La structure nationale désavoue son antenne locale et blâme un homme, M. De Pradier d’Agrain, président d’Habitat & Humanisme Midi-Pyrénées.

Mais ce n’est pas un homme qui portait la parole d’un homme, c’est un homme qui portait la parole d’une association qui cherche aujourd’hui à préserver son image.

Si Habitat & Humanisme a une image à défendre c’est parce que ses actes ne sont pas défendables.

Il faut éviter qu’éclate le conflit sur la place publique, le déficit d’image.

Il faut éviter que tombe le masque.

Le masque, c’est une association qui parle social, solidarité et respect de la personne humaine.

C’est une association qui n’hésite pas à dénigrer l’action de Planète en Danger et de l’Atelier Idéal pour justifier la pertinence de son projet immobilier sur le site de la Chapelle.

C’est une association qui ne veut pas connaître la réalité de notre travail alors que nous avions pris les devants en allant nous présenter à eux pour les avertir, les prévenir, que ce lieu était déjà habité.

C’est une association qui prône l’autonomie de ses antennes régionales, quand tout va bien, mais qui dévoile une structure pyramidale quand il faut régler les conflits.

L’Eglise catholique fonctionne aussi sur des schémas très pyramidaux ainsi que le système caritatif dans son ensemble.

La main qui donne en sait toujours plus que la main qui se tend.

On lutte pour le pauvre mais pas à égalité avec le pauvre.

Le pauvre, l’exclu, le faible reste celui qu’il faut aider matériellement. Nous, nous sommes pour aider tout homme à se sentir humain et ne pas accepter la vie comme elle va ou plutôt comme elle ne va pas.

Dans cette dictature de la société de consommation, cette société d’obéissance à un ordre non énoncé tel qu’en parle Pasolini, Habitat & Humanisme ferait plutôt partie de ceux qui collaborent et n’hésitent pas à fréquenter les eaux troubles. Les résistants que nous voulons être se doivent de dénoncer ces pratiques et cette posture, cette collaboration, qui permet que les injustices et la violence sociale perdure pour les siècles des siècles.

Habitat & Humanisme permet sans doute le rachat des mauvaises consciences.

Pas nous.

Aujourd’hui, si Habitat & Humanisme abandonne son projet, nous attendons quant à nous les réponses à ces questions :

M. Navarro (secrétaire de l’association diocésaine) nous a affirmé qu’un sous-seing privé avait été signé avec Habitat & Humanisme. Habitat & Humanisme affirme aujourd’hui le contraire. Qui ment ?

A quel prix l’Association Diocésaine comptait-elle vendre le site ?

Pourquoi Habitat & Humanisme déclarait par voix de presse que le Conseil Général était partenaire de l’opération alors que son président, M. Izard, nous affirme par courrier que "Pour ce qui concerne notre Collectivité, les structures d’hébergements "Maison relais" ne sont pas financées. Nous considérons que les subventions de fonctionnement accordées par l’Etat ne garantissent ni l’équilibre financier, ni la pérennité de ces structures". (lettre du 21 décembre 2006).

Comment obtient-on en trois jours un Certificat d’Urbanisme quand le délai habituel est de deux mois ?

Quel est le rôle de La Mairie de Toulouse dans cette histoire ?

Quel est le rôle de la Communauté d’agglomération ?

Quel est le rôle des milieux catholiques ?

Et pourquoi La Dépêche du Midi publie-t-elle dans son cahier Grand Sud l’article : "Une chapelle contre des logements sociaux".

Enfin,

Qui a mis en place cette machine et cette stratégie visant avant tout à éradiquer notre présence et notre action sur ce lieu ?

Et qui décide aujourd’hui que tout s’arrête ?

L’Atelier Idéal et Planète en Danger.