Ouverte sur le quartier et sur la ville, la chapelle accueille régulièrement des projets portés par d’autres associations ou groupes qui investissent alors le lieu, l’Atelier Idéal étant alors très souvent co-organisateur de ces évènements.

Faire un film à Bure !
jeudi 22 mars (18h)

FAIRE UN FILM A BURE

Soirée avec le collectif de cinéma artisanal LES SCOTCHEUSES

Cinéma super8, mais pas que...

Dès 18h et jusqu’à 22h : Entrée à prix libre

Après Sème ton western et No ouestern tourné à la ZAD de NDDL, nous réalisons maintenant un film d’anticipation à Bure, dans la Meuse, là où l’ANDRA et l’État veulent construire une gigantesque poubelle nucléaire appelée CIGEO.
+ d"infos sur : http://vmc.camp

Le film d’Après, écrit et réalisé à 25 personnes, se passe dans un monde apocalyptique proche du monde actuel... Tourné en super 8 en autoproduction et en autogestion, nous avons fait un premier tournage à l’automne, et nous préparons la dernière session au printemps.

Nous vous invitons à une soirée de soutien pour nous rencontrer, prendre des nouvelles de la lutte en cours contre Cigéo et voir un film !

Programme de la soirée (de 18h à 22h) :

  • infotour Bure : projections/discussion à propos de la lutte contre la poubelle nucléaire en Meuse
  • projection de ’No Ouestern’ (film super 8 | NDDL | 2014)

No Ouestern

Deux auto-stoppeuses et une chambre à air de tracteur débarquent sur une terre libérée. On dirait une fiction mais il n’y a pas vraiment d’intrigue. Pourtant Sur les longs chemins de boue dont la flicaille a été virée ; dans les champs de sarrasin, de patates et de haricots ; sur les vestiges de barricades ; dans la forêt ; autour des cabanes qu’on dirait vraiment toutes droit sorties du FarWest ; quelque chose se trame.

No Ouestern, c’est la suite du processus des Scotcheuses à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. La volonté dès le début c’était de se lancer dans une écriture filmique plus poussée. Nous voulions fabriquer une sorte d’odyssée qui permettrait de traverser la zone sans la réduire à une seule réalité. Il s’agissait autant de faire récit des inventions de cet espace que d’enrichir les formes de luttes par l’imaginaire. Nous voulions un peu de fantastique, un brin de documentaire, pas vraiment de western,... mais que voulions-nous ? Nous sommes donc revenus plusieurs fois à la ZAD sous le soleil de l’été pour esquisser un scénario que nous avons tourné à l’automne 2014. Un fourmillement de zadistes se sont joints à notre aventure tantôt pour jouer un cavalier à vélo dans une chevauchée fantastique, tantôt pour fabriquer des costumes ou jouer de la musique, tantôt pour conduire un tracteur... Plus encore que « faire un bon film », c’étaient les liens qu’on tissait entre nous et le sens que ça prenait sur la ZAD qui nous importaient. Ce n’est pas toujours facile de réfléchir et d’essayer de se mettre d’accord à douze, quinze, vingt... mais ça ressemble à rien de ce qu’on connaît. Et quand l’excitation gagne du terrain, ça gronde, ça se propage, et ça laisse des traces - dans la boue des marécages et en nos propres profondeurs.

Les Scotcheuses

Les scotcheuses sont les petits objets mécaniques qui servent à couper et scotcher la pellicule pour le montage d’un film. C’est le nom qu’on s’est donné.

Nous sommes un collectif de cinéma artisanal. On utilise la caméra Super 8 car c’est un outil qu’on peut facilement s’approprier et transmettre (il permet de comprendre le cinéma). On aime aussi le grain des images de cette caméra faite pour les films amateurs, les films de famille, rattachée aux histoires du quotidien. Ses images chaleureuses.

Le collectif est un endroit poreux, parfois nous sommes vingt, parfois moins et parfois plus. Certains d’entre nous ont une expérience plus ancienne dans la fabrication de films et d’autres ont plein d’autres connaissances. On apprend les uns des autres. Malgré les difficultés, nous avons réussi à inventer une façon de faire un cinéma horizontal et partagé, où les hiérarchies et les divisions du travail sont toujours remises en cause.

Chaque rencontre, chaque lutte, est comme une petite allumette pour ne plus fermer l’objectif. Pour poser nos regards aux endroits de lutte, de vie.