Ouverte sur le quartier et sur la ville, la chapelle accueille régulièrement des projets portés par d’autres associations ou groupes qui investissent alors le lieu, l’Atelier Idéal étant alors très souvent co-organisateur de ces évènements.

Support. Don’t punish.
samedi 23 juin (17h)

Le samedi 23 juin, La Chapelle accueille :

Support, don’t punish : action locale, message mondial.

La campagne mondiale vise à promouvoir des politiques des drogues qui mettent la priorité sur la santé et les droits humains. Contre la criminalisation des usager-es de drogues : faisons entendre notre voix et prenons la rue le 23 juin !

Marche revendicative : départ place Belfort – 15h

À l’heure où le gouvernement français travaille à la mise en place d’une nouvelle amende pour usage de drogues, nous voulons rappeler avec force que la guerre aux usager-es de produits est un désastre en matière de santé publique et de droits humains et aggrave les vulnérabilités sanitaires et sociales auxquelles sont confronté-es les usager-es de produits. La « guerre contre la drogue » a depuis longtemps démontré son inefficacité criante.
Elle se contente de punir bêtement les personnes au lieu de les accompagner, notamment dans leurs parcours de soins.
Et pourtant, l’efficacité des politiques de réduction des risques (RdR) n’est plus à prouver. Le nombre de contaminations au VIH chez les publics injecteurs a drastiquement baissé en France depuis la mise en place des programmes d’échange de seringues.

Programmes d’échange qui ne sont pas encore systématisés, notamment en prison où ils sont carrément interdits, alors même qu’on y retrouve beaucoup d’usager-es, conséquence de leur criminalisation. Au Portugal, où l’usage de toutes les drogues est
dépénalisé depuis 2001, c’est un véritable succès ! Le nombre de consommateur-ices d’héroïne a été divisé par 2, le taux de décès lié à la drogue est 5 fois plus faible que la moyenne de l’Union Européenne, et le nombre de nouvelles contaminations au VIH
a été divisé par 18. C’est la conséquence directe d’une véritable politique d’accompagnement, qui ne se base pas sur le jugement moral mais sur un pragmatisme respectueux des personnes et de leurs parcours de vie, qui ne considère pas les usager-es comme des délinquant-es, mais comme des personnes ayant besoin de soins spécifiques et de matériels adaptés, voire d’aide au sevrage si elles le désirent.

Au niveau mondial, le trafic de drogues est encore passible de la peine de mort dans 33 pays. Peine de mort qui s’applique dans la plupart des cas sur des petit-es trafiquant-es, personnes pauvres et précaires dont le deal est le seul moyen de subsistance dans une société qui les a complètement abandonné-es, les voyant
bien souvent comme des nuisibles ne méritant aucuns droits.

Cette mise au ban de la société pousse les personnes un peu plus dans la marginalité. La France, pays où l’on compte le plus grand nombre de consommateur-ices en Europe, est également celui où la législation est la plus dure. La loi de 1970 considère les usager-es à la fois comme des malades et des délinquant-es, leur refusant tout libre arbitre.

Ensemble, nous appelons à la fin de la guerre contre la drogue qui, à défaut de réduire un quelconque usage, aggrave la stigmatisation, la marginalisation, la violence et la corruption.

Ensemble, prenons la rue le 23 juin !

Signataires :
NORML France | AIDES | Act Up Sud-ouest | Association Clemence Isaure | Fédération Addiction